♬ 08-09.06.2013 ~ SONISPHERE France ~ Amnéville (57)


          Cette année se tient la troisième édition du Sonisphère France et il était obligatoire que j’y aille car mon nouveau chez moi n’est vraiment pas loin d’Amnéville. Ainsi, c’est après une heure et demie de route (seulement !) qu’Oriana, Pierric, Yvan et moi arrivons vers midi pour récupérer nos invitations. Et c’est sous une chaleur étouffante que nous découvrons le site et ses deux scènes,  Apollo et Saturn qui se font face à face. Par conséquent, il est facile de suivre tous les shows puisqu’ils se succèdent. Le seul petit reproche que je pourrais faire au site est qu’il se trouve sur du bitume et parfois de la caillasse, ce qui n’est pas vraiment agréable lors des chutes ou pour se reposer.

          Nous arrivons pour Dagoba, manquant alors Headcharger. J’avais déjà vu les quatre Marseillais, il y a quelques années sur Lyon et ils m’avaient laissé un bon souvenir. Mais, aujourd’hui j’ai été un peu déçue de leur prestation sur la scène Saturn, même si Franky (batterie) est toujours aussi présent : il a une gestuelle importante et régulièrement il se lève pour voir le public. Ce que j’apprécie vraiment car je regrette toujours le fait que les batteurs soient trop souvent en retrait.


          C’est ensuite, la scène Saturn qui prend le relais avec Crucified Barbara. Et c’est toujours un vrai plaisir de les voir se produire malgré le son vraiment mauvais qui n’a pas pu être réglé durant leurs 40 minutes de jeux.  Malheureusement, nous n’avons pas pu discuter avec elles, ni même avec leur tour manageur qui semblait très occupé.




          Il est 15 heures et nos ventres commencent à crier famine. Ainsi, nous faisons une petite pause durant Karnivool et nous reprenons les festivités avec Behemoth. Les quatre Polonais maquillés et accordant de l’importance à leurs tenues, nous offrent du black/death metal au son lourd. Et vous savez quoi ? J’aime !


 



          Et la journée continue de plus belle avec l’arrivé de Sabaton. Les cinq Suédois en treillis, nous offrent durant 40 minutes "que du bonheur"! Une intro disco qui donne envie de danser, un son qui envoi, des musiciens présents, un chanteur qui ne cesse d’arpenter la scène avec un grand sourire, qui va vers le public, qui prend des poses pour les photographes et qui leur dit en revoir. C’est trop court ! On en veut encore.




            Et c’est Bring Me The Horizon qui prend la relève réussissant sans aucune difficulté à faire augmenter ma jauge de bonheur. Il est tellement rare qu’ils viennent en France, que jamais je n’aurais pensé les voir un jour. Et pour tout dire, c’était juste magnifique. Oliver Sykes (chant) déborde d’énergie  et ne se lasse pas de demander des « circle pit » ou des « wall of death ». Et comme pour faire exploser ma jauge, ils ont joué  « Blessed With A Curse » chanson que j’adore plus que tout !




          A 18h05, Amon Amarth monte sur la scène Saturn, mais je fais la queue pour les dédicaces de Bring Me The Horizon qui à la base n’était pas prévu. Par chance, j’ai emporté la pochette de l’album There Is a Hell, Believe Me I've Seen It. There Is a Heaven, Let's Keep It a Secret,  espérant les croiser. En tout cas, ils ne me déçoivent pas. Chacun prend le temps de dire « bonjour », de signer, puis de dire « merci ». Et Oliver accepte avec joie (contrairement à la sécurité) de faire une photo avec moi. Waw !!!


          Les dédicaces finis, c’est le son de Motörhead qui se fait entendre. Je n’ai pas grand-chose à dire. C’est une prestation copié-collé du Fortarock. Lemmy (chant) est en retrait sur la scène planté derrière son micro. 

          Malheureusement, le festival est secoué par un terrible accident qui se déroule juste sous nos yeux. Un homme de 51 ans, au cœur fragile a été pris d’une crise cardiaque. Les secours ont tout fait pour le réanimer, mais en vain. Une pensée à sa famille et à ses amis. R.I.P.

          Après une petite interruption dans le déroulement du Sonisphère, c’est In Flames qui foule les planches de la scène Saturn. Dans l’ensemble, les Suédois font preuve d’une bonne présence, d’un son lourd et de bons morceaux.




          A 21h10, c’est sous une lumière saturée et des fumigènes que Slayer fait son apparition sur la scène Apollo. Tout le monde le sait, leur guitariste Jeff Hanneman est décédé le 2 Mai dernier d’une cirrhose du foie à l’âge de 49 ans. Contre toute attente, le groupe n’a fait aucun discours, peut-être parce que les mots leurs manquaient ou bien parce que l’émotion était trop forte. Mais ils lui ont tout de même rendu hommage en dévoilant pour la dernière chanson, un immense backdrop à la forme d’une étiquette de bière bien connu où était inscrit «  Angel Of Death / Hanneman / 1964 – 2013 / Still Reigning ». Sans aucun doute, Jeff Hanneman était dans le cœur de Slayer et des fans, tout au long du show. Côté son, beaucoup de musique, peu de chant. Je me lasse souvent de se mélange.



          A 22h30, Korn enchaine sur la scène Saturn et c’est juste l’extase ! On a l’immense privilège d’accueillir Head, le guitariste originel du groupe qui est parti en 2005 et d’entendre 3/4 des chansons du set qui ne sont presque jamais jouées en live. Neo metal, dubstep, cornemuse : le show est varié mais tout s’enchaine parfaitement. Korn déborde d’énergie ! Leur rythme, leur présence, la voix de Jonathan, tout est parfait ! Et pour couronner le tout, nous avons le droit à de belles salutations : Jonathan prend le temps de faire « coucou » à tout le monde, et les gratteux jettent un nombre incalculable de médiators aux fans, comme s'ils ne voulaient plus quitter la scène. Pour moi, c’était la véritable tête d’affiche.






          Mais  c’est Limp Bizkit qui clôture cette première journée. Sauf, que nous ne restons pas longtemps car leur son est un mélange de metal et de hip hop, mais ce dernier est beaucoup trop présent pour moi. En discutant avec un ami, j’ai appris que Fred Durst (chant) a fait monter un fan sur scène, ce que j’apprécie pour une tête d’affiche.

          Maintenant il est l’heure de rentrer, de se reposer et c’est repartis pour demain !

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          Aujourd’hui, il n’y a qu’Yvan et moi qui nous rendons au Sonisphère, car malheureusement, Oriana et Pierric ont dû rentrer dans le sud de la France. C’est vers 12 heures 30, après avoir évité un renard qui a eu la bonne idée de se jeter sous les roues de la (grosse) voiture que je conduisais pour la première fois, que nous arrivons à Amnéville sous un ciel gris mais sans pluie.

          Alors que Voodoo Six, qui est la première partie d’Iron Maiden sur toute leur tournée, ouvre cette journée, nous faisons un tour au market pour acheter une jolie veste léopard que j’avais repéré hier.

          Ensuite vient Hacktivist, mais nous les manquons car nous faisons la queue pour les dédicaces de Children Od Bodom qui s’avère être inutile puisque le groupe signe pour très peu de personnes.

          Ainsi, le premier vrai concert de cette journée est Ghost qui m’intrigue particulièrement car les six Suédois n’ont jamais divulgué leurs identités. En effet, sur scène ils sont vêtus de masques et d’habits de prêtres obscurs. Pour dire vrai, leur prestation est assez particulière. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre de leur look sombre, ils font du doom metal aux touches symphoniques. Ainsi, de manière générale, il y a une certaine lenteur dans leur prestation, aussi bien bien musicalement que scéniquement car ils bougent peu. Notamment le chanteur qui incarne parfaitement son rôle de cardinal en faisant des gestes lents. Mais très vite, on se surprend à reprendre en cœur avec eux : «  satanas, lucifer » qui sonne très « noble ».




          Il est 14 heures 50 et c’est au tour de Mastodon de jouer mais il est aussi l’heure de manger pour être en forme pour accueillir Dragon Force sur la scène Saturn. Mais je me lasse très vite de leur speed metal dont les chansons, qui comme sur album qu’en live, me semblent toujours être la même chose.




          A 16 heures 25, c’est Stone Sour qui enchaine. Dans l’ensemble, ce qu’ils font est bien. Je regrette juste cet enchainement de ballade, où Corey Taylor (chant) monte seul sur scène avec une guitare sèche.



          Puis c’est Epica qui prend la relève et leur prestation est excellente ! Les Néerlandais profitent de ce show pour nous faire découvrir ou redécouvrir leur dernier album sorti en Mars 2012 : Requiem For The Indifferent. Et que dire d’autre, mise à part que je suis émerveillée par leur metal symphonique et la beauté de Simone Simons (chant) enceinte d’au moins six mois.



          Megadeath joue à 18h35 sur la scène Apollo. Mais Yvan et moi sommes plutôt intéressés par les dédicaces d’Airbourne. Nous ne faisons pas la queue, car il n’y a qu’un élément autorisé par personne. Hors, Yvan a beaucoup plus d’un élément à faire signer ! Ainsi, nous nous contentons de les observer derrière les barrières et Airbourne semble vraiment très amical. Ils refusent de s’assoir pour signer, et discutent avec chaque fan tout en leur serrant la main (ce qui en surprend plus d’un).

          Ensuite, c’est Dragon Force qui prend place dans le coin dédicace. N’ayant qu’un album, nous faisons la queue. Et pour dire vrai : ils m’ont vraiment fait mauvaise impression : ils sont d’une lenteur pour signer et Sam Totman (guitariste) était complètement soul… Bref.

          Il est 19 heures 45 et les cinq Finlandais de Children Of Bodom s’emparent de la scène Saturn pour nous présenter leur nouvel album Halo Of Blood qui sortira le 10 Juin 2013. Leur death metal mélodique est vraiment agréable à écouter et il faut avouer qu’Alexi Laiho (chant) a un charisme fou. Mais malheureusement, le groupe finit leur set devant très peu de personne car tout le monde s’est tourné vers la scène Apollo.



          C’est la grande attente de la journée, la plupart des gens sont là pour eux, vous l’aurez deviné, je parle d’Iron Maiden. D’accord, ils font l’unanimité, mais mon avis est mitigé. J’ai apprécié durant leur deux heures de prestation, les décors bleus de la scène, les statues immenses qui étaient en mouvement, les petites intros et les petits films avant chaque chanson, ainsi que les backdrops qui changeaient régulièrement, la pyrotechnie et les paroles en Français de Bruce Dickinson (chant). Mais je trouve que malgré l’énergie Bruce qui courrait partout sur la scène, il y avait une certaine lenteur. De plus, je n’arrivais pas à m’habituer à sa voix, qui me semblait trop forte. Ainsi, Iron Maiden ne m’ont pas fait autant rêver que ce que j’espérais pour un aussi grand nom.






          Mais ce dimanche se termine en beauté avec Airbourne. Leur performance était magnifique malgré une basse mal réglée et bien différente de celle du Fortarock. Même si, Joel O'Keeffe (chant) ouvre toujours des cannettes avec sa tête (et qu’il serait monté sur l’armature de la scène si cela avait été possible), le show était beaucoup plus énergique et bouillonnant qu’aux Pays-Bas. Un seul petit regret : les spots étaient trop centrés sur Joel, laissant Ryan (batterie), David (guitare) et Justin (basse) dans l’ombre. Mais c’est tout de même sur une jolie note que ce clôture le Sonisphère.



          Mais la soirée, n’est pas complètement finie, puisqu’Yvan doit rejoindre la tournée de Saxon à Prague en tant que roadies. Et moi, je rendre à l’appart en voiture pour la première fois seule, et pour rester éveillée, il n’y a rien de mieux qu’un bon vieux live de Green Day : Bullet In A Bible !


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